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C'est pas les vacances mais on traine quand même sur le web

Est la vidéo de l'été ? A mon avis, en tout cas, sur le podium...

L'amour, décidément, ça peut toucher tout le monde, même les milliardaires de cinquante ans, surtout avec un mannequin lingerie ;-) Merci la Belgique ! Dans le romantisme, qui c'est les meilleurs ? La France ! ;-)

C'est ICI.

Enjoy !

C'est les vacances, on traîne sur le web...

Et on découvre l'assez incroyable site http://www.vinogeo.fr qui préfigure ce que permet les nouvelles technologies.

Je sais pas vous, mais moi, ça ma é-pa-té ;-) 

Et donc, le chai de Cheval-Blanc fut ouvert - Episode 1

Mes lecteurs le savent, je ne suis pas de ceux qui cirent les pompes des premiers crus.

Pour moi, j'appelle un chat un chat et on compte plus, ici ou sur les forum, les fois où j'ai dit ce que je pensais, en l’occurrence que quand certains grands vins n'étaient pas au niveau de leur rang, ne pas le dire n'était pas rendre service ni à l'un (le château), ni à l'autre (le client).

On ne compte plus mes interrogations sur certains millésimes de Mouton, de Lafite, de Latour (surtout certains...), d'Ausone (de la triste époque Delbeck, que toute la presse ou presque a cautionné), de Cheval-Blanc (aux rendements, il fut un temps, hors de contrôle). Yquem n'a pas échappé à mes ires (je me suis beaucoup moqué, à l'époque, des toilettes du Comte, qui restent à aujourd'hui inégalées dans le genre :-),  Haut-Brion à mes moqueries (le Prince du Luxembourg est tellement mauvais en marketing que ç'est désespérant, je lui en veux beaucoup d'avoir supprimé Laville), seul Margaux, finalement, ne m'étant pratiquement jamais servi, allez savoir pourquoi. Mais j'ai bu tant et tant de bouteilles ridicules du cru, servies par mon regretté ami Bernard Ginestet lui même, qui partageait mon amour de la vérité et mon amusement de la comédie humaine viti-viticole, que je sais à quoi m'attendre. Soyons clairs, tout "premiers" qu'ils soient, la plupart de ces bouteilles qui promettent la jeunesse éternelle et le plaisir à coup sûr ne sont, sur cinquante millésimes bien souvent juste bonnes à mettre à l'évier. Je suis le seul à le dire ? Croyez qui vous voulez.

Pour autant, parmi les vingt plus grands vins bus dans ma vie, figurent au bas mot une bonne moitié de ces grands crus légendaires qui, lorsqu'ils sont bons (ce qui est de plus en plus souvent le cas...), dépassent tout ce qu'il est possible de produire ailleurs, y compris en Roussillon, ce qui n'est pas peu dire ;-).

Donc, bien que n'ayant jamais accepté de visiter un premier cru classé du Médoc en 1855, et n'étant plus, vu ce que vous venez de lire, dorénavant invité, je me contente du Libournais où n'ayant plus rien à critiquer au renouveau d'Ausone, exemplaire, j'y suis accepté pour rêver sur la terasse, chose dont je ne me lasse pas et suis accueilli, parfois pas à bras ouverts, mais accueilli, à Cheval-Blanc où je ne connais aucun des propriétaires mais où le staff technique, à défaut d'être d'accord avec moi, m'accorde un respect que je leur rend pleinement. Et puis, de toute façon, qui lit ce blog...

Me voilà donc, paré d'un solide apriori sur les chais bling bling qui, depuis quelques années, poussent à Bordeaux comme des cèpes après la pluie, invité à visiter le nouveau chai de Cheval-Blanc. Pas, bien sûr, lors de l'inauguration officielle (faut pas pousser et il n'y avait pas de raisons, bien que j'aurai bien aimé parler de Carrefour avec Bernard Arnault ou de l'avenir de Total avec le baron Albert ;-) mais lors de Vinexpo, où le château avait fait le choix de s'ouvrir, les autres faisant plutôt celui de se cadenasser à double tour. Bonne pioche.

N'ayant pas d'hélicoptère, comme mon ami S.L. qui arrive ici, avec le plus gros distributeur de vin aux USA et une ou deux acheteurs de compagnies aériennes,

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j'y suis allé avec mon toyota infame, plein de boue et de rayure, habillé "casual chic" (surtout Casual à la vingraunaise, c'est en dire en plouc ;-)), comme l'invitation m'y invitait, ravi de toute façon de faire la visite avec mon ami Peter Sisseck, avec qui nous partageons certaines valeurs...

Je lui refile une bouteille de mon premier Tempranillo, dont les vignes viennent de chez lui, et qui va le faire grimacer parce qu'au point de vue Tempranillo, c'est un ovni de Tempranillo qui ressemble à rien de ce qu'il a goûté, mais bon, il faut le faire, et nous entrons dans le saint des saints, suivant une délicieuse et mystérieuse dame qui nous dit : suivez moi... (elle se reconnaitra...)

Hou ! C'est sobre et c'est beau.

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Bon, vous le savez sans doute, les cuves sont en béton et leur forme est unique. Le moule est cassé, on en fera plus (comme celui qui a servi à ma conception, hein ;-) et vous n'en verrez que là bas. Bon, je passe sur le fait que le système de thermo-régul est intégré au béton, qu'on vous vend comme une invention (j'en ai dix à Walden que j'ai acheté d'occasion...), mais pour le reste, c'est novateur au niveau de la forme. On a à la fois l'esthétique, la pureté de ligne et le côté pratique puisqu'avec un grand bac de soutirage ou lors des délestages, on aura un effet déstructurant sur le chapeau de marc et qu'on pourra même piger un peu...

C'est classe, parce que Cheval-Blanc est fait dans le béton depuis toujours et, tout au long de la conception du chai, on verra que le respect de certaines traditions qui avaient fait leurs preuves ont supplanté l'envie de nouveauté ou d'esbrouffe. C'est bien.

Le fond est plat, c'est le pied qui est sous la porte, et c'est parfait aussi pour travailler. Je n'ai pas demandé pour le décuvage, faudra que je pose la question. Mais je vois bien un petit pneumatique motorisé et une sauterelle...

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Bon, déjà, je voudrais pas être à la place des ouvriers qui vont renverser du vin, mais tout a l'air étudié et bien étudié, y compris le revêtement des cuves et le carrelage (je veux le même !) pour éviter les taches. Ceux qui sont habitués au lin blanc ou au salon blanc avec des mômes me comprendront. J'aurais bien vu un joint blanc au lieu de rouge, mais je chipote, hein ;-)

Notes des Cuves : technique 100 - Esthétique 100

Partout, de la lumière naturelle, des côtés et du haut, on voit que l'on a pensé au confort et à l'ambiance de travail, et ça va compter sur la qualité des vins, croyez moi. Ici, des cuves plus petites, le tout collant au parcellaire : 110, 80, 60, 40 et 20, on ne peut pas faire mieux...

En haut des cuves, on dévisse un morceau de rambarde pour, à l'aide d'une goulotte et d'un bac inox, permettre à un chariot élévateur de monter la vendange par gravité.

Cheval8.jpg

Derrière, une partie technique est protégée et permet de ranger le matériel. A l'intérieur, bientôt, une cuve d'assemblage permettant la mise en un seul lot homogène.

En fait, coller enfin au parcellaire aura été un des désirs fort de l'équipe technique qui a réfléchi longtemps et bien à de nombreuses problématiques, apportant des solutions sobres et efficaces, l'architecte (qui n'avait jamais fait de chai, c'était une obligation) ayant su rester au service de la technique, c'est évident et c'est bien.

Partout, les choses sont intégrées, comme ces flux (eau, air), parfaitement intégrés aux parois des cuves...

Cheval7.jpg

Ça fait rêver... Enfin, quand on aime ce genre de trucs, hein...

Bon, deuxième partie demain, parce que j'ai pas que ça à faire, hein, et que je voudrais pas lasser...

Faire des films X fera t'il parti un jour de mon job ?

Voilà une question que je me pose depuis quelques jours... Bizarre, me direz-vous... Certes, j'ai déjà assez de métiers comme ça à faire au quotidien. Mais je suis bien obligé de me poser la question, sous peine de voir un jour le nom de mon domaine squatté par un site porno... Et que, en tapant "plaisir pour adulte clos des fées" sur google, on risque un jour ne ne pas tomber sur ma boutique en ligne mais sur bien autre chose ;-)

C'est en effet ce dont m'informe, très aimablement, mon (très bon et pas cher) gestionnaire de nom internet, GANDI. Voyez plutôt :

Ill est notre devoir de vous informer qu'une nouvelle extension, relativement
controversée, est sur le point de faire son apparition sur le marché
public des noms de domaine : le .XXX

Celle-ci représentera, dés le 1er septembre 2011, l'extension
principale des sites de l'industrie des plaisirs réservés aux adultes,
notamment la pornographie.

Le Registre en charge de cette extension va permettre aux détenteurs de
marques protégées de "bloquer" celle-ci afin qu'elle ne soit pas
utilisée par des personnes tierces, souhaitant utiliser la notoriété
des dites marques et ainsi détourner ou exploiter celles-ci pour
l'industrie du sexe.

Pour donner un exemple parlant, nous allons, nous-mêmes réserver
GANDI.XXX afin de le protéger et que personne ne puisse acheter ce nom
de domaine puis l'utiliser comme il le souhaite dans l'avenir.

L'une des particularités de ce blocage est qu'une fois le nom de
domaine bloqué, celui-ci devient inutilisable. Une fois que nous aurons
donc réservé GANDI.XXX, nous ne pourrons pas le gérer, ni même
créer de redirection vers GANDI.NET : il sera simplement réservé,
mais non exploitable.

Je vous passe les détails techniques et les coûts, car bien sûr, pour déposer www.closdesfees.XXX, il faut payer, mais pour que personne ne puisse l'utiliser, il faut payer aussi.

Il me reste quelques mois pour protéger mon site ou développer une nouvelle activité, sans doute plus lucrative. A mon âge, ce ne serait pas raisonnable et je crois que, de toute façon, je préfère le vin ;-)

Bon, j'espère que ça aura servi à d'autres, bien plus renommés que moi... Et que cela vous aura arraché un sourire ;-)

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