Show must go on
Bon, cette semaine, vous l’avez remarqué, je n’ai pas vraiment eu le cœur ni l’envie d’écrire. Lundi et mardi ont été marqués par une sorte de « chape de plomb », suite au décès de Denis Mortet qui m’a touché, inexplicablement et je suis le premier à le reconnaître, plus qu’il ne l’aurait sans doute dû. Mais bon, c’est comme ça… Les autres jours, beaucoup de travail et en particulier de nombreuses dégustations et de visites, donc, pas vraiment le temps d’écrire.
Rassurez vous, aucunes pensées morbides au Clos des Fées où tout va plutôt bien dans une morosité ambiante de plus en plus pesante. Au point que le domaine devient une sorte de « halte bonne humeur » pour certains fournisseurs et autres représentants qui semblent avoir plaisir à s’arrêter ici pour, enfin, passer un moment avec un vigneron un tant soit peu « optimiste » :))
Néanmoins, cette disparition, tragique, d’un vigneron littéralement « habité » par sa passion, par une recherche de perfection, d’idéal, voire d’absolu, m’a fait réfléchir et discuter de nombreux sujets, souvent, avouons le, un peu tabou, avec tous les amis qui m’ont téléphoné cette semaine où qui sont passés me voir. Les « critiques ». Les « notes ». Le « commerce ». Les « médias ». La difficulté d’être tout le temps « au top », j’en passe et des meilleures. D’ailleurs, je vous passe les détails pour aller à l’essentiel, à la conclusion, issue tout droit du plus pur bon sens paysan :« On ne fait que du vin ». Et aucun vigneron, même le n° 1 des n° 1, même le 100 des 100, même le « best of the show », ne doit jamais, jamais l’oublier. Surtout qu’à mon avis, le vin « culte », celui qui rentrera dans la légende, on le fait bien souvent sans le vouloir vraiment, ni même, sur le coup, le savoir… Allez, c’est promis, je n'en parle plus. Et je recommence à écrire.
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