Joyeux Noël, Johnny…
En ce jour de Noël, alors que les pommes de terre de ma fameuse purée sont en train de cuire (départ à l’eau froide salée, bien sûr, et moulin à légumes traditionnel…), j’ai eu tout d’un coup une pensée pour Johnny Halliday. Dans son petit chalet de Gstaad, il est peut-être, lui aussi, qui sait, en train de cuisiner en vue du déjeuner de Noël. Enfin, je pense qu’il est surtout en train de boire une coupette de Roederer Cristal ou de Krug Collection en attendant le traiteur. À moins bien sûr que Laetitia soit en cuisine, mais – je ne sais pas ce que vous en pensez – ca ne me semble pas vraimet être le genre de la maison
Bon, un autre scénario serait que son beau père ait envoyé un avion privé à Alain Ducasse, dont il est un des principaux mécènes, pour bricoler deux ou trois tapas « respectueuses du produit » (accompagnées d’une belle cocotte de légumes à l’étouffé, ce plat étant à Ducasse ce que la purée est à Robuchon 
Mais bon, je m’égare, comme d’habitude
Ce billet n’est pourtant pas destiné à me moquer de la famille Halliday, oh lecteur. Et si tu le croyais, alors, passe ton chemin et retourne au pied du sapin, contempler tes cadeaux, car la moquerie n’est pas de mise un jour de Noël, sur ce blog comme dans le reste du monde chrétien 
Que les choses soient claires, je n’ai ni attirance, ni mépris particulier, pour Johnny. J’écoute certaines de ses chansons avec plaisir, voire émotion, mais je n’ai jamais fait l’effort d’aller à un de ces concerts. De toute façon, sachez que je ne suis pas très "concert"... C’est surtout les chansons « tristes » de Johnny que j’aime bien. Sans que je m'en rende compte, elles ont marqué ma jeunesse, mon adolescence, voire ma vie d’adulte, en particulier quelques déceptions sentimentales (« Tennessee », « Elle m'oublie », j'en passe et des meilleures... 
Cette semaine, comme tout le monde, j’ai donc pris conscience que Johnny faisait partie du patrimoine national, au moment même où il annoncait son exil volontaire. Avec lui, c'est une partie de notre imaginaire, de notre substantifique moelle, qui, qu'on le veuille ou non, s'enfuit. Le voir partir en Suisse, comme ça, sans prévenir, aurait dû alors, comme tant d'autres, me révolter, m’attrister. J’aurais dû me sentir vexé, trahi, et j’aurais dû être en colère, comme beaucoup de français, depuis une semaine. Toutes ces émotions, qu’il a tant chanté, auraient dû me traverser, me bouleverser et, en bon français que je suis, me pousser instantanément à brûler ce que j’ai adoré, comme on l’a lu et relu, dans la presse, à la télé et sur Internet.
Mais voilà, moi, Johnny, je le comprends. Oh, pas parce que je pense comme lui, c’est à dire , qu’il y trop de « prêlèvements-fiscaux-abusifs-pour-financer-des-déficits-indignes » dans notre beau pays. Ça, je l’ai toujours pensé, bien que je n’aie jamais été vraiment confronté au problème, n’ayant jamais, pour l’instant, gagné suffisamment d’argent pour que l’on m’en réclame plus que la raison ne le voudrait. Non, si je te comprends si bien, Johnny (tu permets que l’on se tutoie, hein ?), c’est parce que moi aussi, Gstaad, j’adore…
Je vous sens surpris, oh lecteur… Comment, les vignerons du Roussillon, ils connaissent les stations de ski à la mode ? Ils fréquentent la Jet Set ? C’est vraiment le monde à l’envers, décidément… Et oui, chers amis, Gstaad, je peux vous dire que c’est vraiment un petit village délicieux, dans un cadre grandiose, remplis de gens charmants. Et nous, comme toi, Johnny, on y passerait bien un peu plus de temps. En plus, en été, il y fait frais et il n’y a pas de Tramontane, ça change d’ici. Bon, cher Lecteur, ne fantasme pas, s’il te plait. On y va pas souvent, dans le Haut-Pays. On y passe deux ou trois jours, l’été, avec Claudine, au moment où les people sont en Sardaigne ou à Saint-Tropez, et où les tarifs sont du genre « basse saison ». C’est calme. Il n’y a presque personne. On y mange des framboises chaudes sur de la glace vanille à la terrasse d’un des cafés de la rue principale. On se promène dans les alpages et aux bords des lacs d’altitude. On y voit surtout et avant tous nos amis, sommeliers et cuisiniers qui ont créé là-haut une sorte de « fan club » de nos vins qui, eux, aussi, semblent s’épanouir en altitude.
Car vois-tu, cher Johnny, du Clos des Fées, il y en a un peu partout, à Gstaad. Dans trois ou quatre palaces ; chez le caviste du coin ; dans un ou deux restaurants d’alpage. (Pas dans celui de l’ancienne prof de ski du père de l’ex futur mari de Paris Hilton, mais dans un ou deux autres, oui ;-)). Au Palace, le château de contes de fées qui domine la vallée, dont tu vas apprécier le buffet hors du temps et le service « italian style », prend donc un Clos des Fées 2001, il leur en reste quelques bouteilles. Au Bellevue, là où tu vas sans doute aller nager avec ta petite fille, goûte une Sorcière sur la terrasse. Au Sohnenhof, à flan de montagne, pense à un Vieilles Vignes en choisissant un des meilleurs carré d’agneau que j’ai mangé dans ma vie. Enfin, au Chesery, où, rapidement, tu vas avoir tes habitudes, Yvan, l’incroyable Yvan, te servira bien un jour ou l’autre un verre de petite Sibérie, un jour de déprime où la France te manquera. Au comptoir, accompagné d’un bout de gibier cuisiné avec tant de talent par l’ami Robert, cela devrait soigner tous tes maux…
Bon, Johnny, de Vingrau, au moins, sache qu’il y a un français qui te comprend. Bon, la vie va être assez calme, pour toi, c’est vrai. Mais on est bien, là haut, tu verras et il y a plein de gens super sympas, qui comme toi, ont gagné leur argent à la sueur de leur front. Tu as fait le bon choix. « Vivre heureux en évitant la mort et les impôts », tu as dû lire le livre hilarant de Will Eisner et tu travailles à résoudre l’un de ces deux grands problèmes de l’humanité, ce qui n’est déjà pas rien. Bon, tu vas voir, là haut, sans argent, c’est pas toujours facile. Parce que deux ou trois millions d’euros, c’est un peu juste pour un quartier où le patrimoine de tes voisins se compte souvent en... milliards de francs suisse. Nous, après quatre jours, en général, on rentre. On est heureux, mais on rentre. Tu vois ce que je veux dire ? Tout est relatif, vois tu. Mais bon, ca, tu le sais déjà.
Bon, Johnny, voilà, tu le sais maintenant, tu as au moins un français qui aura pris ta défense. A cet été peut-être, on boira un canon si l’occasion se présente. Profite de la vie, elle est courte il il ne faut pas « oublier de vivre », une de tes plus belles chansons. Ah, au fait, joyeux Noël, l’ami.
Et joyeux Noël, à tous, bien sûr ;-))
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10 commentaires
Hervé si tu permet.............
c'est un peut facile ce genre de discours qui me semble aller vite en besogne.
Je suis convaincu que l'on ne gratifie pas assez le travail et que l'on a plutôt tendance à le dénigrer ainsi que les acteurs de la vie économique (du patron à l'ouvrier) mais quand on gagne beaucoup d'argent (et plus que de raison ) il est normal qu'il y ait un prélèvement conséquent pour une redistribution vers une population en grande difficulté.
C'est la pensée de Noël alors bonnes fêtes
joyeux noel à toi le SDF qui est au pied de mon collectif et qui boit un canon pour se réchauffer, tiens 10 sous pour migrer aussi vers les blancs alpages, faire du tracas pour ce "je suis né dans la rue" je crois c'est faire peu de cas de ceux qui vivent la rue quotidiennement et qui attendent une fée pour les sortir de ce clos où ils sont enfermé.
joyeux noel de ceux qui vivent "dans la rue" ah keu
Chers Lecteurs,
jamais atteint), sur la moitié seulement de cette somme, il est vrai. Sur ce qu'il reste, en consommant, je vais à nouveau me voir prélever... 19,6 % de TVA sur la plupart des biens que je vais consommer, à l'exception de ma nourriture de base. Ne parlons pas de l'essence, des taxes locales, départementales, régionales, etc. Est ce insuffisant, comme prélèvement ? Est ce trop ? Chacun est juge. Ce qui est certain, c'est que cela n'encourage pas vraiment à se développer, à grandir, à exporter, à créer de l'emploi. Tous les chefs d'entreprises me comprendront. Ah, n'oublions pas : si je vends un jour mon entreprise, je paierai à nouveau 26 % sur les plus-values (ça a l'air de s'améliorer, mais si les socialistes reviennent, l'année prochaine, l'ami Hollande, qui porte la culotte, a décidé de remettre tout ça en question...). Ensuite, si je viens à décéder avant ma femme, celle ci payera des droits de succession sur mes biens. Des droits drôlement élevés, qui, sans doute, l'obligeront à vendre le domaine. Puis mes enfants payeront à nouveau des droits de succession. Alors, chers commentateurs, même si je regrette affectivement la décision de Johnny, je comprends qu'il ait l'impression, à un moment, d'avoir largement payé sa part d'impots, au fil des ans. Sans doute plus que tous les lecteurs de ce blog réunis, d'ailleurs. Et je trouve normal, à la veille de sa retraite, qu'il ait envie de penser un peu à lui et à sa fille.
Enfin, avant de le juger aussi vite, il serait bon de faire la technique dite de la "feuille blanche". A gauche, tout ce qu'il a créé comme richesse, comme emplois direct et indirect, tous les gens qu'il a fait vivre, par son talent et son énergie, tous les impots directs et indirects qu'il a payé, toutes les commissions qu'il a versé. Et de l'autre côté, ce qu'il a obtenu en échange : même pas une lettre de remerciement. Voilà ce que j'avais à dire ce matin.Je savais que ce billet déclencherai de nombreuses réactions. Tant qu'elles sont argumentées et polies, je les mettrai en ligne, au nom de la liberté d'expression, même si elles sont anonymes, ce que, au passage, je regrette, car elles perdent de leur force.
Je suis bien sûr tout à fait d'accord avec "le Dauphinois" sur le fait qu'il faut des impôts. Qu'il faut une redistribution à caractère social qui compense les injustices de la nature ou les imperfections de la société. Qu'il faut des routes, des écoles, des hopitaux et que tout cela a un prix. Ce prix, je suis même assez heureux de le payer. Jusqu'à un certain point, comme tout le monde.
Par exemple, sur la «richesse» que nous produisons, mes collaborateurs, ma femme et moi, l'état en prélève beaucoup. 19,6 % de TVA, d'abord, à laquelle personne ne pense et que pourtant tout le monde paye (plus d'un cinquième du prix d'une bouteille de clos des fées, quand même, soit plus d'une bouteille gratuite sur une caisse de 6...). Des taxes diverses et variées, pas si mineures que cela, dont l'énumération serait trop longue (impôts fonciers, taxe professionnelle, droits de circulation, etc.). Puis, sur les salaires que je verse, 57 % sont prélevés, en partie pour une retraite que les plus jeunes de mes collaborateurs ne toucheront sans doute jamais. Ensuite, sur 100 Euros de bénéfice éventuel, l'état en prélèverait à nouveau 33 %. Sur la part que je me distribue alors, comme juste récompense de mon travail, on m'en prélève à nouveau 12 ou 13 % au titre de la solidarité (CSG/RDS). Puis vient l'impôt sur le revenu, où, très vite, la tranche atteint à nouveau 40 voire 50 %, (je ne sais pas le taux maximum aujourd'hui car je ne l'ai (malheureusement
Il serait d'ailleurs amusant, que, chacun, avant de s'exprimer ici ou ailleurs sur le sujet, annonce la part de son revenu, en pourcentage, qu'il paye à l'état. Cela permettrait de mettre mieux en relief l'opinion de chacun en indiquant "d'où l'on parle"... ;-). A noter aussi, que malgré toute la richesse qu'il a créé dans sa vie, tous les impots qu'il a versé, s'il n'avait plus d'argent, l'état le laisserai crever de faim dans la rue sans lever le petit doigt. Ce que pour ma part, je ne trouve pas normal.
ben dis donc cher Hervé, bientôt la manche alors ?
le johnny n'a jamais su mettre de l'argent de côté, et puis avec tous les divorces et les gosses !, pauvre malheureux.je ne suis qu'un salarié et l'argent qu'il reste après impôts pour johnny je ne le refuserais pas.
propos sur Hollande, quelques effluves de macho.
Bonjour, je m'appelle laurent >60% d'impôts.
Ca fait un peu thérapie de groupe :
- je m'appelle laurent, je suis caviste et je paie plus de 60 % d'impôts.
- Bonjour Laurent !
Le terme est sûrement galvaudé et ce n'est pas mon habitude, mais je suis "à mort" d'accord avec Hervé. Pour résumer mon avis sur la chose :
- Je trouve navrants les services de l'Etat et des collectivités dans ma région (var),
- je trouve navrants les hommo-politicus qui disent "l'état va débloquer des crédits pour..." quand ils devraient dire "vous allez payer pour..."
- par dessus tout et pour revenir à la conversation, je trouve navrant qu'au moment de créer son entreprise, l'impôt (et les impots déguisés -URSSAF etc..-) ne soit pas vu comme la résultante d'une réussite mais comme un paramètre obstacle à prendre en compte, dès l'idée de création.
Notre pays ne souffre pas des richesses qu'il ne perçoit pas, mais de celles qu'il ne crée pas. UN POINT C'EST TOUT !
Quant à Johnny et les sans abris, même avec mes "démago d'optique 2000", je ne vois pas le rapport. Allez, on va chercher l'idole des jeunes dans la montagne helvète et demain les sans-abris auront un toit. Attention messieurs le PMU du coin sera votre future assemblée nationale ! et au PMU du coin, on ne boit pas du Clos des Fées...
Pour ma part, je me moque que Johnny soit parti en suisse. c'est pas le premier à partir et certainement pas le dernierl!!
le seul problème c'est qu'il va continuer à chanter...avec les technologies de notre siècle on peut faire des albums n'importe où et continuer à déferler sur les ondes du monde entier. Quel dommage que les impôts ne soient pas universels et planétaire ....mais comme on arrête plus le progrès et que le communisme a échoué, je suis pleine d'espoir pour l'avenir.
Allons c'est Noël, laissons les enfants rêver.....et travaillons un peu pour combler le deficit!!!
Le grand bazar dans toutes ces discussions, c'est que l'on rentre de la morale là où elle ne doit pas être. L'efficacité doit primer. Mais regardons les choses d'un peu plus haut.
La Base : la création économique de richesses fait fondamentalement appel à deux éléments : le travail et le capital.
La Répartition : la société démocratique a créé et a accepté un Etat dont le rôle était, est (mais on en reparlera) d'assurer vaille que vaille une juste répartition des revenus nets, des plus-values, des gains de productivité, entre ces deux éléments : le travail et le capital. En sus, l'Etat ponctionne une partie pour le fonctionnement de la société, pour les frais communs, et pour son propre fonctionnement.
Le Problème : depuis une bonne trentaine d'année, les dés sont pipés : la grosse majorité des gains va vers le capital, le travail "bénéficiant" de la mondialisation dont l'argument fondamental est (et restera longtemps) de dire (on simplifie) : si cela ne vous plait pas, pas de problème, il y a dix zozos qui attendent à la porte, avec la variante : "on ira produire ailleurs, là où c'est moins cher.
Résultats des courses :
- un capital qui exige deux chiffres de rentabilité, sous peine de renvoi d'une direction générale dont les revenus octroyés et acceptés le capital, sont la plus belle assurance d'une dévotion au dit capital avec une indécence qu'on cache de moins en moins.
- un Etat de plus en plus faible, incapable de vues à long terme, incapable de décisions majeures, trop dépendant de facteurs externes plus ou moins incontrolables, et trop soucieux de la défense de ses propres privilèges. Particulièrement en France.
Cette distorsion croissante entre le travail et le capital, où même la classe anciennement "moyenne" glisse vers le lumpenproletariat, ne pourra qu'aboutir à une déchirure, c'est à dire à une véritable cassure qui fera des dégâts considérables, et très certainement sur la prochaine génération, celle qu'on abandonne à un triste sort, et sur tous les plans (mais c'est un autre sujet).
On revient sournoisement à la période romaine "du pain et des jeux" dont on sait où cella a mené.
En dehors de ces réflexions - certes simplistes comme tout ce qui doit être court - qui ne concernent que le domaine économique, la société souffre en plus d'un déficit considérable de hiérarchie et de valeurs, de respects et de foi en un avenir meilleur.
Les seules perspectives pour la vaste majorité de nos concitoyens restent de simples objectifs économiques : le "toujours plus" de biens souvent inutiles ou dupliqués. Mais où est donc le tissu social, où sont les véritables échanges qui ne peuvent et ne doivent pas être valorisés économiquement ? La société du spectable n'a jamais autant mérité son nom.
Un seul exemple patent : le nombre d'émissions TV qui ne parlent que des grossums milliardaires, des tours de Dubaï (même Mermet s'y est mis !), des people en veux tu, en voilà, etc…
Alors, pour revenir à Johnny, j'irai même plus loin qu'Hervet : quid de Killy, Prost et Cie ? A qui l'Etat a demandé d'organiser, de présider les derniers jeux d'hiver en France ? Lequel de ces expatriés n'a pas encore la Légion d'Honneur ? Ce qui me surprend, c'est qu'il ait mis tant de temps à se décider : autant que je sache, Sardou est à Miami, non ? On en a parlé ?
Hervet a mis le doigt sur un problème fondamental en France : non seulement le créateur de richesse se fait laminer subito presto par les URSAFF et Cie, mais en plus, son argent gagné grâce à son travail + son habileté, intelligence (pour ne pas dire génie créateur) est lourdement suspecté. On est aux antipodes des réalités; Imaginez simplement un système économique qui autorise tout créateur de richesses, d'emploi, de ne rien payer comme impôt sur le revenu, jusqu'au moment où il peut accumuler un capital réel d'un million d'euros, histoire de "couvrir" femme et enfants. Alors là, on l'a compris, sur ce qu'il gagnera ensuite, il sera plus "prêt" à accepter une charge globale de 60 %.
En fait, en France, on veut interdire aux futurs Hervet de gagner ce million qui assurerait son avenir. Vous me direz qu'après tout, il doit payer comme les autres pour utiliser les routes, les trains, les toubibs et autres services généraux ? mais il le fait par le montant de la TVA et autres charges locales auxquelles il ne souhaite pas se soustraire.
Oui, bien sûr, quid des pauvres, des indigents, de ceux qui n'ont pas sa capacité de travail ou d'intelligence ? Hors démagogie, il est certain qu'une bonne partie de cette catégorie sociale, à condition d'accepter - sans doute temporairement - un contexte difficile (déménagement, salaire minimum), cette partie pourrait combler dans de belles proportions les postes de travail non pourvus : mais pourquoi voulez-vous qu'un individu se lève pour le boulot chaque matin s'il ne gagne pas sensiblement plus que ce que l'Etat -Providence lui octroie sans trop d'obligations par ailleurs ?
Mais surtout, ce qui manque à cette catégorie, c'est un réel respect pour eux-mêmes, pour ce qu'ils sont comme "hommes", alors que tout les réduit à leur seule dimension économique de "force de travail", ce qui est totalement, fondamentalement insuffisant pour vivre debout.
Hervet a mille fois raison de penser, un jour ou l'autre, à "optimiser" les ponctions fiscales qui vont lui tomber dessus plus vite que ses propres gains de productivité, ce qui est traumatisant , non ?
Que croyez vous que font les grossums, les Pinault et Arnault ? Les Tapie et Defforey ? Les Rothschild, les Fayat ? Ils optimisent à tour de bras, profitant d'avocats-conseils supérieurement intelligents, discutant d'égal à égal avec les directeurs de Bercy, là où les petits hervets doivent se battre avec des fonctionnaires dont la compréhension économique des choses est bien le dernier critère affectant leurs décisions. Et les fondus d'"informatique, ceux qui partent en Californie, et les génies financiers qui écument Londres ? mais au nom de quoi devraient-ils rester en France, dans un pays où on a le tort immense de vouloir mettre de la morale là où il ne doit y avoir que des rapports de forces saines et logiques ?
En fait, de façade, il y a toujours un gros potentiel possible en France qu'on décrit régulièrement dans des ouvrages plus ou moins abscons, mais derrière cette façade, que d'amertume, de tristesse rentrée, de honte, de manque de respect, de valeurs humaines totalement décalées ou inutilement baffouées : c'est de là que viendra la cassure, de ce lent pourrissement d'une société dont la seule valeur prise en compte pour évaluer les individus est leur capacité à accumuler de l'argent, sans trop s'embarrasser de ce qu'on écrase au passage ici et là.
Non, n'allez pas me dire qu'il y a contradiction dans les deux derniers paragraphes : on peut établir des rapports où la morale ne doit pas entrer en ligne de compte, mais où, dans ces rapports, doivent exister, doivent être pris en compte d'autres facteurs qui accompagneront les purs rapports économiques (et non pas les orienter).
Sûr, c'est mon côté Raspail qui écrit ces dernières phrases, c'est le défaut des soixantenaires qui commencent à aimer regarder le passé dans ce qu'il avait de bon, probablement en oubliant pas mal de choses qui allaient mal, mais, in fine, le fondamental de ce commentaire est bien celui du début :
Dans le monde actuel, le Travail a perdu énormément de sa force de négociation vis à vis du Capital, et cela se paiera un jour très, très cher.
billet intéressant, car il faut avouer que l'arrivé de votre johnny a Gstaad fait pas mal discuter en suisse également.
(pour info, je paie dans les 13% d'impôt, rien sur la fortune car je n'en ai pas, environ encore 5% d'impôts déguisé qu'est notre assurance maladie, plus 1% d'impôt pour ma voiture. Je dirai que j'arrive en gros à environ 20% d'impôts.)
Mais cela ne fait pas discuter sur le fait qu'il vienne chez nous, car après tout ce n'est pas le premier, et certainement pas le dernier à le faire. Mais sur le forfait fiscal que ce monsieur obtient.
250 000CHF, soit environ 160 000 Euro, par année.
Pourquoi est ce que cela fait râler? Simplement parce que même si on ne lui appliquait que le même barême que le miens (qui est loin d'être très élevé, car mon salaire n'a rien de mirobolant, malgré une formation d'ingénieur), il devrait payer 1 petit million d'Euro. Ce qui, a mon avis, est déjà bien suffisant pour qu'il se déplace, comparé au 4mio que la France lui prendrait.
Alors est-il moral de lui octroyer de tels privilèges? Certainement pas. Est-ce économiquement viable? J'aurais tendance à dire oui. Avons-nous le droit, nous suisse, d'accepter ce genre de traitements de faveur? Moralement pas trop, mais économiquement oui.
Comment voulez vous favoriser la création et l'investissement dans une économie et un état qui va vous ponctionnez entre 50 et 60% de ce que vous gagnez? Ces taux sont presque ceux du communisme!
Je n'approuve pas cette immigration (remarquez que dans ce cas, on parle pas tellement d'asile politique, ou économique ;o)), mais je la comprends. Et pour votre bien, amis Français, serait peut être temps que vos politiciens professionnels ouvrent les yeux et se mettent à comprendre aussi (en sont-ils capables?).
Bon début d'année quand meme ;o)
Ah les impôts!
Une discussion éternelle, doit on en payer le moins possible pour laisser la liberté de chacun de gérer ses besoins avec ses finances personelles?
Ou, doit on en payer un maximum afin de se sentir chez soi de partout où l'on va, même là ou on a jamais envie d'aller?
L'équilibre entre Keynes et Smith n'est pas absolu.
En revanche, ce que peu de gens savent c'est que nous disposons tous de possibilités pour ajuster certains points de notre fiscalité.
L'utilisation de de trois astuces peuvent nous permettre de dire définitivement Adieu à nos impôts.
Seule la réflexion compte.