On a pas tous les jours du caviar...
Bon, je sais, en ces jours d'après présidentielle, il ne fait pas bon péter dans la soie, que ce soit en avion privé et en yacht
ou montrant son brunch à Bad Ragaz.
Je sais, je sais, avouez-le, certains se sont dit : « ces vignerons, ils ne s'emmerdent pas » !
Bon, le brunch filmé, hier, c'était.. 33 euros, taxes et service compris, avec les boissons, s'il vous plait. Trois fois plus qu'un menu DeLuxe (de luxe, je rigole...) chez Macdo, avec café et dessert... Alors, camembert, s'il vous plait 
Bon, de toute façon, « on n'a pas tous les jours du caviar «, comme le disait Johannes Mario Simmel dans son excellent livre, aujourd'hui introuvable, mais qui a marqué mon adolescence et dont je conseille la lecture à tous les amoureux de la vie, de la cuisine et du vin. L'histoire de cet agent secret traversant la seconde guerre mondiale grâce à ses talents de cuisinier et son amour de la gastronomie n'a pas vieillie, et si vous trouvez ce livre chez un bouquiniste, pas une hésitation, croyez moi !
Donc hier, en faisant le tour les vignes, il n'y avait pas de quoi se réjouir, croyez-moi : plantiers dévastés, jeunes plantes cassées, vieilles vignes épuisées et stressées aux feuilles comme recroquevillés sur elles mêmes, rameaux brisés en train de se dessécher, ce week-end de tramontane avec des pointes à plus de 110 km/h a laissé des traces, je vous le dis. Bon, tout cela repoussera, mais demandera du temps et du travail supplémentaires. De l'intérêt d'avoir un vignoble un peu plus grand que celui dont on a besoin et surtout morcelé : en cas de catastrophe climatique comme celle-là, certaines vignes sont épargnées.
Bon, avec le vent qui semble enfin se calmer, il va falloir traiter, et vite. Alors, désolé, mais ce sera tout pour aujourd'hui 
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un commentaire
Attention !! Moins de 19 km/h de vent pour traiter !!!