Un calme très relatif
Fin des vendanges au Clos des Fées mardi 6 octobre. Inutile d'attendre plus, la vigne ne le désirait plus et cela aurait été inutile. Elle avait donné tout ce qu'elle pouvait et continuer à patienter aurait été de l'acharnement. Nuits froides, tramontane, les dernière feuilles étaient en train de sécher et, curieusement, le vignoble dans son ensemble ressemble ici à un début novembre plutôt qu'un début octobre.
Bon, désolé, j'ai encore rêvé à la possibilité de faire une sorte de journal de vendanges, au jour le jour, mais honnêtement, c'est impossible. Dans vingt ans, peut-être, lorsque je prendrai du recul 
Bon, un très, très beau millésime, normal ici après cinq mois de sècheresse et de climat top. Pas de problèmes de maladie, pas de botrytis, pas de trie. Problèmes de sangliers en revanche et dernière parcelle de Mourvèdre bonne à jeter à cause des bêeeeetes ;-(. Dommage, cela aurait été bien dans l'assemblage. C'était pas l'année du Mourvèdre, de toute façon. On fera sans. Bien obligé. Mais avec un poil de regrets. On a fait le maximum. Après, c'est pas moi qui décide 
Ceci dit, le millésime ne sera pas simple à négocier en cave. Il aura fallu faire de vrais choix de vinification... Mais les premières cuves ont fini les sucres et je pense que j'ai pris les bonnes décisions. De toute façons, trop tard pour changer. Désolé de ne pas vous en parler plus en détails, mais, honnêtement, j'aime bien garder quelques petits "tours de mains" pour moi, même si, comme me disait un jour un de mes charmants confrères, je n'ai pas, c'est évident, "inventé la fermentation alcoolique" ;-). Ca ne m'empêche pas d'avoir quelques idées originales...
En fait, au début, on croit que tout est dans le raisin, et qu'une fois celui ci rentré, c'est gagné. Que nenni, jeune inconscient ! Ça ne fait que commencer... Il y a les vinifs... Les températures. La fréquence de remontage. L'air. Le pigeage. La conduite des macérations. Le pressurage. Et bien sûr l'élevage. Et chaque millésime est différent. Alors, patientons un peu. Disons que les vins sont pour l'instant très bons. On verra s'ils sont grands dans qq semaines...
Allez, une petite photo du dernier jour, à l'ambiance très océanique, avec froid, bruine et brume. C'est normal, on cueillait du Cabernet-Franc... 



Quand à la "relativité du calme", c'est qu'on embraye avec 30 cueilleurs sur les olives de bouche... Bon, personne m'oblige, hein. Alors, pas de lamentation, s'il vous plait 
P.S. : j'avoue avoir un peu le blues parfois sur la légitimité de l'opération de "sauvetage" de la Chique. Heureusement, les commentaires sur le premier millésime sur LPV me remontent le moral, je l'avoue... Il aurait été dommage que ce vignoble soit arraché 
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4 commentaires
Les vignes sont vraiment très belles Hervé et je t'en félicite. Il n'est pas de raison que cela ne donne un grand vin. En revanche 6500 pieds me paraît difficile en raison de l'écartement que l'on perçoit sur la photo. On dirait plutôt 4/5000 . Est-ce l'effet visuel?
2 m x 0,80 - Je te laisse calculer.
Pour les sangliers, allez chez le coiffeur et étaler des cheveux dans les bordures de rangs...très efficace!
Ne jamais se décourager avec la nature!
bravo a vous. Belles vignes; j'aimerais savoir si vous travailler de la même façon que nous en Bourgogne.
le dernier anne, avec mon mari et mes bons amis jordi utzet et son epouse nous avons visite votre domaine, vous etez malade mais vous nous reçu tres bien. nous avons caté votre vin et nous avons achete una bouteille de petite siberie chaque un.Nous la gardons pour la boire en une ocasion tres, tres especiale. Nous avons emporte un bon souvenir de vous et de chez vous. Nous atendons retourner une autre anne. Joieux pour votre travaill nous esperons que vous continuez en l'elaboration de grands vins comme maintenant. Salutations pour vous et votre famille des d'Arbucies Girona