Dans les vignes, fin mars
Dans les vignes, il fait beau. 3 semaines de temps sec, le temps de se mettre à jour pratiquement partout. Reste un petit bout de Carignan, à tailler, à la Chique, 60 à 70 ares, un poil en retard à cause de notre entreprise de sauvetage du Grenache Blanc. Les tailleurs ont trop chaud... Et le paysage, c'est ça :

Les vignes revivent, après deux ans d'effort. Un rang sur deux a été décompacté, puis trois semaines à trois, à sortir des cailloux, avec un tracteur et une benette... L'année prochaine, l'autre rang, puis à nouveau trois semaines de cailloux. Puis on recommence. Bref, sans doute, trois semaines de cailloux à vie ;-). C'est la prix à payer pour pouvoir recommencer à labourer en profondeur, décompacter les sols, puis, sans doute, si nous sommes encore là, démarrer l'intercep en douceur, passer au chenillard, faire les manquants, malheureusement nombreux, et, et, et... Travailler proprement, dans les règles de l'art, c'est long et difficile.
Tout pousse. Les chardons, qui manquent de nous envahir chaque année sous les oliviers. Je leur pardonne car j'adore leurs fleurs, d'une élégance et d'une beauté qui, chaque année, m'émeut. On offre pas des chardons. Dommage. Je vous offre un gros plan de fleur, de couleur, d'énergie.

Tout pousse aussi dans les oliviers. Le potentiel de floraison est là et bien là cette année. Aura t-on pour autant des olives ? Le climat le décidera. En attendant, sur les pousses de l'année dernière, les bourgeons floraux gonflent, gonflent... On a fait un premier traitement, une simple bouillie bordelaise incolore. La taille continue. Plus que 5 000 oliviers à tailler... On a a déjà fait 6 000 et une partie de l'équipe de tailleurs "vigne" va renforcer l'équipe "oliviers". Qu'allait-il faire dans cette galère...

Pour l'autre partie des tailleurs, pas de répit, il faut déjà ébourgeonner, bien que le gros coup de froid de ce matin et le mauvais temps annoncé risque de ralentir le jeu. Samedi, une belle pluie est arrivée à point nommé pour booster tout cela. Les Syrah de la Chique sont sorties, et comme chaque année cette magie d'un bout de bois qui parait mort et qui, quelques jours plus tard, éclate de toute part d'une vie fascinante me bouleverse et m'émerveille. Pas le temps d'aller aux primeurs, à Bordeaux, cette année. On en reparlera.

Les premières bouteilles d'huile d'olive sont disponibles. Mon ami Guy m'a fait une magnifique photo. Merci Guy. Il n'y en a que deux mille, d'une huile d'olive aussi rude, sauvage et attirante que le terroir où elle est née. On l'a élevé un an, alors que la plupart de ses consœurs, au bout d'un an, sont bonnes à jeter. Pourquoi ne puis jamais faire comme tout le monde
? Elle ne plaira pas, d'ailleurs, à tout le monde non plus. Tant mieux. Chercher à faire l'unanimité, quoi de pire ?

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4 commentaires
un petit coup de photoshop pour enlever la tête du photographe dans la bouteille ?... à moins que...
Réponse de HB : rien ne vous échappe...
Je l'ai déjà demandé... 
Un tel panorama me donne toujours envie de prendre mon sac et d'aller faire du vin dans cette magnifique région.
Amitiés,
JMC
Ouahouh, quelle jolie étiquette! J'ai hâte de goûter ce qu'il y a dans ce flacon
Quelle est belle ! Moi aussi j'ai hâte de goûter...