Vendanges 2009 - Jour 9 - Où je visite enfin le tombeau de Napoléon
Drôle de journée, décidément, que ce lundi 14 septembre.Levé dès l'aube, j'accompagne l'équipe à la Cresse, car je ne manquerai pour rien au monde la vendange de cette parcelle que j'aime particulièrement. C'est la première que j'ai plantée, en 2001 et elle nous a demandé bien des sacrifices, fait couler des litres de sueur, entrainé bien des interrogations. Mais aujourd'hui, quelle vigne !
Bon, ça monte un peu, et nos amis les porteurs ne sont pas à la fête...

Mais la vigne est magnifique, plantée à 7 000 pieds/ha, en échalas donc en gobelet, sur des porte-greffe top. Pas un grain passerillé, pas une maladie, pas un raisin à trier ni à jeter. Fiers, nous sommes comme dirait Yoda
Attendez, je vous la remontre :
Une petite dernière, pour la route, de plus près :

Bon, le temps de suivre Serge qui a un fourgon en rade, vite, je saute dans un pantalon et file à l'aéroport. Direction, Paris. 12h, un peu halluciné, je me rends compte que je suis en avance à ma dégustation à l'annexe Richard, le distributeur de Walden sur Paris. Avec deux avions par jour Perpignan/Paris, pas trop de choix, de toute façon. Pas de déjeuner prévu mais... l'église des invalides est en face de moi alors que je sors du bus Air-France. Depuis le temps que j'ai envie de voir le tombeau de Napoléon... C'est parti.
Ou, ben dis donc, nous les français, quand il s'agit de faire un tombeau pour l'Empereur, on rigole pas sur le marbre...
A moitié devant Napo, encore un pied dans mes Syrah, je me dis qu'il y a des journées bien étranges dans la vie d'un vigneron...

Bon, super dégustation, Walden plutôt très bons, gens charmants, commerciaux à l'écoute. A 19h30, je saute dans un taxi, à 11h, de retour à la maison, je prépare mes affaires des champs et range mes affaires de ville. Demain, retour à la vraie vie.
J'y arriverai, à faire un billet par jour, j'y arriverai 
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un commentaire
Un billet d'avion par jour, ça fait beaucoup en pleine vendange
Bien à toi,
Franck