J'ai besoin de vous...

Message in a bottle in a blog in the World Wine Web...

Cher lecteur, j'ai besoin de TOI. Oui, TOI, qui me lis tranquillement depuis des mois sans jamais mettre un commentaire sur ce blog ;-)

Voilà l'histoire : je pars demain pour le Grenache Symposium, à côté de Gigondas. Mais voilà, j'ai rien préparé, et je dois participer à une table ronde "la vision du Grenache par le consommateur". Bon, moi, j'en ai une de vision, je la partage avec moi même et je la trouve fort intéressante ;-). Mais celle du consumer ? (c'est tout en anglais, je commence mon training avec vous si vous voulez bien ;-).

Allez, je vous demande jamais jamais rien, mais là, j'ai besoin de vous ;-)

Un petit commentaire, avisé (ou haineux ;-) pour me dire si vous aimez le Grenache ou non, quels sont les grands Grenache qui vous font rêver, les petits qui vous séduisent, les VDN qui enchantent vos desserts au chocolat, si vous connaissez le cépage, ses origines, ses zones de production, si vous aimez le grenache d'ailleurs et si oui lequel bref, votre avis et votre créativité sont demandés. Et un petit quatrain pour les plus doués ;-)

Au boulot ! ;-)

12 commentaires

#1. Bourgogne Live | mercredi 2 juin 2010 - 15:59

Désolé, je ne peux pas être d'une grande aide...
mais on a relayé avec Antonin de Vindicateur le "message dans la bouteille" sur Twitter ;-)
François

#2. Philippe Betschart | mercredi 2 juin 2010 - 17:43

Bonjour Hervé
Le grenache pour moi c'est un odeur d'Espagne de Roussillon.
Du fort, du puissant, de l'épicé, du fruit ... mais c'est surtout des plaisirs de chocolat avec de beau Maury, banyuls. Le soir seul avec de la musique (Schubert, Brams ...) une tablette de chocolat et un verre de VDN de Grenache.

Philippe Betschart
Vigneron depuis peu en Côtes de Bourg

#3. Vincent ML | mercredi 2 juin 2010 - 18:05

Cela peut potentiellement être dit de tous les cépages, mais le grenache a une gueule bien à lui, bien que cette dernière change selon l’endroit où il pousse. À son meilleur, il combine à la fois un côté charnel, suave, mais aérien et complexe que peu de cépages permettent d’atteindre. Dans le pire des cas, par contre, il se montre amer, lourd, chaud … J’aime ses expressions plus minérales – Ermita, Rayas, Petite Sibérie – qui lui confèrent une profondeur aromatique rare, une structure puissante, mais enveloppée par une chair riche et tendre. Je l’aime majoritaire, assumé, car, sur de grands terroirs, il donne des vins à la fois baroque et classique – ce que permettent peu de cépages, admettons le (le mourvèdre me vient également en tête, comme le merlot). Voilà, c’est peut-être un peu convenu, mais fallait faire vite!

#4. john | mercredi 2 juin 2010 - 20:43

C'est un peu sectaire ce symposium, en plus d'après ce que j'en vois c'est juste le grenache rouge... ni blanc ni gris. De toute manière, en tant que consommateur, je n'ai pas trop de vision du "grenache". J'ai (tout au plus) une vision de certains vins, dont certains se trouvent être faits avec du grenache (mais bien souvent je n'en sais rien car je suis un bois-sans-soif)... Quand j'ouvre un Maury, un C9P ou une Petite Sibérie (ok j'avoue, je n'ai jamais ouvert de Petite Sibérie), je ne me dit pas "chouette un grenache" mais plutôt "je vais trop brancher les filles de la soirée grâce à mon Mas Amiel" ou "mon rustre de beau-frère est bien incapable d'apprécier cette Petite Sibérie à sa juste valeur, je vais plutôt ouvrir ce Beaujolais Nouveau 1979". Après qu'il y ait du grenache dedans, dans quelle proportion, etc, c'est le business du viticulteur, qu'il se débrouille, moi je goûte.

#5. juju | mercredi 2 juin 2010 - 23:06

Hervé,

Pour moi, le grenache, c'est le vin.
C'est évidemment franchement exagéré, mais je lui dois mes premières émotions de dégustation sur un vieux chateauneuf...

Et ça n'est pas le parcellaire "Le lieu dit", 2009, dégusté au domaine des Bosquets cette semaine (une parcelle isolée volontairement sur ce millésime, un lit de safres niché au pied des dentelles planté de grenaches) qui me fera penser l'inverse...

Et quand un ami à moi, cultivant ses vignes juste à côté de la maison de Bournissac, sur le plateau de la Petite Crau, (je crois que tu situe ? ;-)) me fait goûter son grenache en parallèle à ses syrah & merlot, nous savons tous les deux que c'est lui qui apporte force, gourmandise à son assemblage.

Vive le grenache !

Ps : si jamais tu es aux environs de Gigondas d'ici vendredi soir, fais moi signe, je serai ravi de partager un échantillon de Petite Crau novaise avec toi ;-) !!

Julien

#6. CD | jeudi 3 juin 2010 - 04:57

Le grenache noir est, pour moi, un cépage sous estimé et parfois mal compris trop souvent associe au "gros rouge qui tache". Bien travaillé, il est séducteur, voluptueux telle un film de Fellini; il fait même penser aux formes de Sophia Loren. Etonnant qu'il soit pratiquement inexistant en Italie ! Il représente le soleil, les cigales…
En parfaite harmonie avec une grillade « porterhouse » d’un steakhouse américain bien faisandée agrémenté d’une purée de pomme de terre.
Il ne plait bien sur pas aux amateurs de vins à 8º ou 11º, mais qui demande leur opinion ?! Bien équilibré, l’alcool ne se sent pas.
Je n’ai malheureusement pas eu l’occasion de gouter des grenaches de Californie ou d’Australie ayant peur que l’alcool domine le vin (comme la plupart des zinfandels ou shiraz que j’ai gouté).

Une petite note sur le grenache blanc. Souvent mal vinifié, il est plat et peu expressif, mais quand vinifié patiemment, à basse température, alors là c’est une autre histoire, n’est-ce pas ?

#7. Valérie | jeudi 3 juin 2010 - 10:29

Pendant longtemps, le grenache n’a été pour moi qu’une des composantes de ma sainte trinité personnelle : GSM. C’est Marie Richaud qui m’a appris le mot il y a 17 ans. J’ai su plus tard que ce cépage n’a pas besoin de faire-valoir et atteint des sommets tout seul comme un grand dans les vins de Château Rayas, par exemple. Pour revenir aux GSM, que ce soit en Vallée du Rhône Sud ou Barossa Valley (stars du genre), les gens se focalisent surtout sur la syrah et le grenache fait figure de second, dommage. Cela dit, que manger avec ? Selon Mark Warren, winemaker de Happs Wines, une mousse au chocolat. Si vous voulez rire un peu, voyez ce qu’écrit Ron Washam dans son blog (http://hosemasterofwine.blogspot.co...).

For a long time I thought grenache was just the backbone in GSM wines, my absolute favorite blend. I was first introduced to the word by Marie Richaud (Domaine Richaud, Cairanne, France) 17 years ago. I later learned that grenache on its own could make gems like those of Château Rayas (Château-Neuf-Du-Pape, France). When talking about GSM, whether from the South Rhone Valley or Barossa (the top regions for the blend) people unfortunately focus on shiraz only and forget about grenache. Now coming to food and wine pairing, Happs Wines winemaker Mark Warren recommends chocolate mousse. And Ron Washam has hilarious comments on the variety on http://hosemasterofwine.blogspot.co... .

#8. Claude D | jeudi 3 juin 2010 - 10:31

Ah, le grenache...je suis un inconditionnel. Pour son côté gourmand.
Un grand souvenir pour son potentiel de fruit : une granacha de la cave d'Estezargues, il y a quelques années, dans un millésime alors vinifié par JF NIQUE.
Philippe : Brahms !
Putain, un beaujolais nouveau 79 pour le beau frère... Il va être content !

#9. laurentg | jeudi 3 juin 2010 - 11:13

Rayas 2001 ... sublime !

#10. Fabienne Völlmy | jeudi 3 juin 2010 - 14:08

Cher Hervé,
Le Grenache, c'est un peu Gaël Garcia Bernal dans "Carnets de voyage" : intrépide et doux à la fois, épicé et fougueux parfois, fluide et élégant d'autres fois. Définitivement Latin. Mon préféré : le grenache de Châteauneuf-du-Pape et de Vingrau biensûr !
L'accord parfait : une soupe de griottes accompagnée d'un verre de Maury du Mas Amiel.

#11. pphilippe13 | vendredi 4 juin 2010 - 12:28

Bonjour
Curieux cette façon de s'interroger sur un cépage. Peut-être parce que le propre du grenache est de laisser de la place au vigneron qui l'élève et l'accompagne ? Si le génie du lieu reste tout de même la limite, l'ambition du vigneron doit faire le reste. Et le reste, quand la magie opère, on en voit pas la limite.
Bonne chance

#12. fbnc | vendredi 4 juin 2010 - 23:46

Bonjour,
pour moi, le plus beau souvenir de grenache, c'est une Mémé... Celle du domaine Gramenon... Partagée enttre amis avec une saucisse grillée - purée maison d'antologie ...
Même si depuis Rayas 2000 est passé par là , mais ça c'est comme la petite Siberie, on en parle plus souvent qu'on en boit...
Alors que la Mémé, on peut lui faire sauter le bouchon quand on veut ...
Cheers,
Fred

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