Où il temps de se rendre compte de l'étendue des dégats...
Certaines balades dans les vignes sont moins agréables que d'autres, vous l'imaginez bien. Ce matin, il était important de bien choisir la musique, la plus légère possible, afin qu'entre les parcelles, un peu de gaîté remplace le découragement.
Bon, bien sûr, ce n'est pas l'horreur. Mais trois hectares n'auront pas à être vendangés cette année, tandis que cinq autres demanderont un tri attentif. Voilà à quoi ça ressemble.
Une syrah, en train de cicatriser, en espérant qu'un petit cuivre aidera, avant véraison, les grains touchés à tomber.

Une autre Syrah, où la photo en gros plan montre des impacts mineurs, qui vont normalement cicatriser. Mais il faudra sans doute adapter la stratégie de vinification.

Un Carignan où il vaut mieux passer l'éponge : tri impossible, parcelles morcelées, déjà la moitié des grappes qui étaient partie avec le vent, arrachées, lors des 150 km/heure de tramontane du mois dernier. On maintiendra la lutte contre l'oidïum, mais pour cette année, rideau. Et les plantations d'à côté, autant les reprendre pour la formation si on a le temps, parce qu'elle sont en vrac...

Enfin l'impact sur une feuille. Même si les raisins étaient moins touchés, le cep est endommagé en profondeur et ne pourra pas assurer une maturité normale. Il faut tourner la page cette année. C'est la vie.
Pas le droit de se lamenter, je suis loin d'être le plus touché... 16 juin 2010, mauvaise journée pour la vigne. Allez, on passe à autre chose. Et dire que je voulais vous parler d'une histoire de gambas... Ce sera pour la prochaine fois 

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2 commentaires
Et moi qui stresse en voyant une ou deux tâches de mildiou et l'herbe qui pousse trop vite dans mes vignes, il faut que je relativise en voyant ces photos !!
Même si c'est plus facile à dire qu'à faire, c'est dans ces moments là qu'il faut rester positif et savoir rebondir. Je sens cet optimisme dans vos propos.
Bon courage à vous !!!
Où l'on voit que l'amateur de vin n'est pas dans les mêmes conditions que le vigneron ...
Bon courage, hervé !