Conseil au voyageur en Asie : mollo sur bouillon de porc épicé quand tu dors en mezzanine
En route pour Singapour.
Hop, on file juste avant que nos chers contrôleurs du ciel ne se mettent en grève pour le maintien d'avantages acquis et de salaire à se faire retourner Jaures dans sa tombe et on passe par Londres, pour changer un peu d'Air France...
Départ en coup de vent, le lendemain de mon retour de Suisse, un peu décalé par la vitesse, le changement de vêtements, les échantillons à la dernière minute, mon passeport fait dans l'urgence (merci la préfecture de Perpignan, de l'avantage, quelque fois, de vivre dans une petite ville...), les centaines d'informations à échanger avant de repartir.
Je vous raconte le vol ? Euh, alors, on rentre dans le gros navion... non, vous connaissez
En passant au dessus de l'Inde, gros coup de blues, comme d'habitude.les villes s'affichent au dessous du trajet de l'avion : Raghunathpur, Visakhaptnam, Chhattisgarth, voici des villes dont je n'ai jamais entendu parlé et qui ont sans doute des millions d'habitants. Me voilà parti pour Singapour, parler de Vingrau, 350 habitants, Pyrénées Orientales... L'incongruité de la situation m'envahit et je m'imagine un instant un indien de Nargora, un petit village à côté de Bilaspur, dans la région de Chhattisgarh, venir avec sa petite valise me vendre un riz, merveilleux, certes, mais dont il ne produit que 2000 kilos par an et qui est, disons, assez cher...
Ainsi va la vie, avec ses grands moments de solitude...
Vol parfait, donc, merci British Airways, arrivée en fanfare à Changi, passage des contrôles avec le sourire s'il vous plait, bagages en 7 minutes chrono. Nous sommes bien à Singapour...
La chaleur humide m'environne tel un sauna, juste avant que des trombes d'eau ne me tombent dessus. Mais c'est sympa parce qu'il fait moins chaud qu'à Vingrau dimanche
mais beaucoup plus que dans les montagnes Suisse Samedi matin :-). On croise le nouveau casino et son jardin suspendu, à l'architecture magnifique. Content d'y aller faire un tour demain.
Diner cool et "street food" avec Franck et Alexandre, nos importateurs à Singapour. Le diner de jeudi soir autour du Clos des Fées est complet. Je l'avoue, mon gène "coq gaulois" frétille un peu et je me dis que si faire bouger les lignes n'est pas chose facile, un tout petit déplacement est malgré tout possible. Dommage que l'on ne soit pas davantage à pousser, elles bougeraient plus vite.
Charmant restaurant donc, tenu par la famille... mince, j'ai pas demandé le nom 

Trois plats qui ont fait la réputation de la maison : le travers de porc bouilli dans un bouillon très poivré au poivre blanc – à faire exploser Jean-Pierre Coffe, très sensible au poivre comme tout le monde le sait – des jarrets de porc dans une sauce indéterminée :


Un peu de piment bien rouge pour faire passer tout ça et peu à peu, la fièvre de l'extrême Orient m'envahit... Elle m'envahira d'ailleurs toute la nuit, le lit étant en mezzanine et les toilettes en bas, les litres de bouillon de porc et de thé vert m'obligeant à... bon, vous avez compris, hein.
Bon, à demain pour de nouvelles aventures, plus œnologiques et moins poivrées. Il pleut non stop, je n'aurais pas du prendre des chaussures en daim, c'est maintenant certain.
P.S. : j'arrête tout de suite ceux qui doutent de la street food singapourienne : je n'ai pas été malade DU TOUT, bien au contraire d'allleurs
et seules les vertus diurétiques du bouillon de porc et du thé vert réunis m'ont obligées à me réveiller un peu plus souvent que d'habitude. Les lecteurs ayant dépassés cinquante ans me comprendrons, les autres, ce sera pour plus tard 
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