Minéralité, le mot à la mode…


Lancé par un après midi pluvieux, le débat passionnant sur la minéralité, le mot résolument « in » que tout le monde emploie à tord et à travers sans savoir ce qu’il veut dire, est arrivé à son terme.

Il est passionnant et mérite une lecture complète et attentive sur le forum LPV à l’adresse suivante :

http://www.lapassionduvin.com/phorum/read.php?4,20945
Pour ceux qui n’auraient pas le temps, on retiendra que ce mot n’a à l’évidence pas le même sens pour tout le monde. On résume.
La minéralité, en fonction des dégustateurs, des vins et du moment, peu donc être, au choix :

  • une acidité plus marquée, voir dominante (ou plutôt, à mon sens, un pH un peu plus bas, clé pour moi de l’équilibre au Nord comme au Sud)
  • un ou plusieurs arômes, bien définis mais finalement assez rares (silex frotté, ardoise, graphite)
  • un « goût » : salin, majoritairement cité ou d’un autre minéral identifiable par des géologues pro ou en herbe qui « sucent » des cailloux et en mémorisent le goût. Le calcaire semble dominant, mais il peut s’agir apparemment aussi d’un « cocktail » de minéraux que l’on ne peut définir mais dont on ressent la présence. Pour certains, ce serait la marque d’un terroir. Pour d’autres, plutôt la conséquence de techniques culturales. Mais on ne sait pas lesquelles, le labour semblant la technique la plus souvent citée.
  • une « texture » (épaisseur, dureté, malléabilité, sensation de matière, etc.)
  • une « forme » (aiguë, tranchant, cristallin, etc.)
  • une allégorie (« eau sortant du rocher », sensation de vin « pur », « naturel »)
  • une… arabesque latérale : je ne sais pas quoi dire, donc, j’emploie à tord et à travers notre le mot minéral…

Nous voilà bien avancé… En tout cas, le débat a le mérite d’exister.

En y réfléchissant, sous le mot « amour » se cache aussi bien des définitions différentes et des sens opposés.

Le débat existe peut-être sur un forum de célibataire. Vive Internet :)

Laisser un commentaire

Abonnement

Archives