Autocentrat, le premier salon auto centré


Bon, que je vous l’avoue tout de suite, je ne sais pas si autocentré existe en Catalan. J’imagine qu’ils ont autre chose à faire, en ce moment, de l’autre coté de la frontière, que d’enrichir leur dictionnaire. Mais, bon, l’autonomie a le vent en poupe et, pour faire indépendant, bien souvent un « a » à la fin d’un mot suffit à le rendre tendance…

autocentré \o.to.sɑ̃.tʁe\ masculin – Personne qui centre tout sur elle-même, rapporte tout à elle.

Le terme est à la mode, remplace égoïste ou égocentrique. Je l’aime bien, ce mot. Bon, personne ne s’avoue jamais autocentré. Enfin, je n’en ai jamais rencontré qui se l’avoue et l’avoue aux autres. En revanche, des «qui l’étaient», oui. Vous aussi ? Alors vous voyez de quoi je parle… Le pire, c’est qu’ils vous attirent comme le pollen les abeilles. Moi ? Ça va pas ou quoi ? On voit bien que vous ne me connaissez pas… Moins d’ego que moi, c’est difficile, tant ma personne m’importe peu. En revanche, une saine fierté du travail accompli par une famille, une équipe, oui. Et ça me semble parfaitement légitime.

Autocentrat, le premier salon autocentré, donc, puisque le Clos des Fées est en Catalogne «Nord» et que je suis né à Perpignan, centre du monde, comme tout le monde le sait – Dali aurait, n’en doutons pas, participé à la fête… – aura lieu le 28 mai.

Bon, à vrai dire, c’est la quatrième édition, mais je n’ai trouvé le nom que ce matin, en envoyant mes invitations. Un rayon de soleil, si rare cette année, un parfum de lilas et de jasmin, mon cerveau, trompé, a du croire que le printemps était là, malgré les 40 mm qu’on a encore pris sur la gueule la semaine dernière et une tramontanette à 100 km/h. Mon moral est remonté, mon énergie vibratoire a du faire un pic et j’ai créé Autocentrat. En pensant un peu à Jean Yanne. En voilà un qui me manque, tiens…

Le concept est simple : UN salon, UN jour, UN exposant. J’ai nommé : le Domaine du Clos des Fées.

Quand on y pense, c’est logique. Faut juste penser à l’envers.

On prend un bel endroit (le Bristol, Paris, tant qu’à faire). On loue le merveilleux salon Castellane, qui, si il pouvait parler, nous en raconterai des choses… Pour avoir de l’air, de l’espace, ne pas étouffer sur un stand de deux mètres carrés, dans un gymnase aux odeurs de linoléum… On fait monter à la capitale toute l’équipe du Clos des Fées. On dresse des tables, on met de belles nappes blanches, on sourit à la vie et aux maîtres d’hôtel en frac pendant que le chat de la maison vient ronronner entre nos jambes. On met des fleurs, des chasseurs, des élégantes étranges passent dans le hall.

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Sur ces tables, on sort de beaux verres puis le travail de l’année, les vins tirés de barriques, les primeurs.

Ceux de l’année dernière, en bouteilles, sans rien cacher pour que les invités comprennent tous nos rêves.

Même ceux qui viennent de prendre des super notes chez Wine Advocate ? Tous, oui. Les chers aussi ? Tous. Modeste ? Oui, aussi, parce que c’est comme les enfants, on les aime TOUS.

Ah, il y a aussi ceux d’il y a longtemps (enfin, on a que vingt ans en même temps, on rigole pas les Bordelais et les Bourguignons !), pour comprendre combien on peut gagner en plaisir en gardant certaines bouteilles dans l’obscurité de nos caves.

On invite des artisans pour qui on oscille entre admiration et respect absolu. Raphaël, le passionné des huîtres qui ne nous a jamais déçu et qui semble voir à l’intérieur des coquilles. Ismael, qui ne fait rien comme les autres et dont le Saumon fumé «à plat» me, me… comment dire… dont la singularité me bouleverse… Voilà. Le Régalis, star de la fête, sera là, sorte de Roméo qui n’attend que sa Juliette, notre rare et liquoreux muscat. Jean-Luc, blanc de farine, viendra le tartiner sur son pain sortant du four. Philippe, l’homme qui parle à l’oreille des jambons, jouera son titre mondial sur une jambe. Droite. Femelle. Gavée de glands comme une oie…

Et puis, enfin, Autocentrat ouvrira ses portes. A quelques uns d’entre vous, si vous le souhaitez. Attention, les places restantes sont rares. Mais c’est possible.

Vous voulez passer ?

Simple, c’est le lundi 28 mai, de 11 h à 20 h, à Paris, à l’hôtel Bristol.

RSVP à clients@closdesfees.com en nous envoyant votre plus beau sourire avec votre demande. Sinon, no pasarán. Be positive.

On vous ouvrira alors les portes. Avec joie.

Et on lèvera nos verres à tous les cinglés du monde, à ceux qui ouvrent les portes, montrent des voies, défrichent de nouvelles routes et continuent, jour après jour, infatigables, à se remettre en question et surtout au travail, sans jamais, au grand jamais ne cesser de se moquer d’eux mêmes…

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