Se mettre à nu


Me mettre à nu. C’est ce que j’ai décidé de faire une fois par an. Montrer tous mes vins, des plus simples aux plus raffinés. Ouvrir des millésimes anciens. Montrer des millésimes en élevage. Tout ouvrir. Mettre à plat.

C’était au Bristol, lundi dernier. On s’en remet à peine.

Ça a commencé tôt, par un chariot à bagages un peu particulier. On était au Bristol. Ça n’a choqué personne. Ça n’a d’ailleurs amusé que nous et quelques maitres d’hôtel. Les clients, eux, ont tout vu. Nous non. Alors on s’amuse toujours.

livraison

Je ne vais pas tout vous raconter. Fallait venir, après tout. C’était… je cherche les mots. Fort. Intense. Vrai. Chaleureux. Chaud, aussi, parce que le salon Castellane est classé et donc, impossible d’y installer une climatisation. Alors, comme il y a eu un peu de monde, on a mouillé le maillot. Mais, comme les coureurs cyclistes, et même si ça m’échappe un peu dans leur cas, on était heureux.

bristol

J’aime l’époque où je vis. Celle qui permet ce genre de choses. On peut bien sûr râler et accuser l’époque de tous les maux. Par certains côtés, elle n’est pas facile. Elle a des défauts. Toutes en ont eu. Et bien peu ont eu autant de qualités.

L’éoque, elle permet cela. D’un clic, vous raconter une histoire, notre histoire. D’un autre, communiquer avec vous, presque instantanément, comme si nous avions, ensemble, des pouvoirs surnaturels. Elle nous permet de discuter en direct, sans autre intervention humaine, sans filtre, presque sans coûts. Cela n’était jamais arrivé dans l’histoire du monde. On en profite. On trouve ça génial. Parce qu’avant, cela n’aurait pas été possible.

Grâce à l’époque, on se montre, parce qu’on a rien à cacher. On se rencontre dans la vie réelle, après s’être liés dans un monde numérique qui n’en est pas moins réel que l’autre même s’il est fait de 0 et de 1, bien cachés, à la base, au niveau du langage machine.

On met des visages sur des prénoms. Christelle, avec qui on a commandé. Alexandra, dont la voix est familière et qui nous a rendu tant de services. Serge, que l’on sait s’occuper des vignes avec tant d’amour. Jean-Dominique, sorte de dieu Lare de l’entreprise, sans qui tout serait de guingois. On voit d’autres clients, déjà croisés, ailleurs. On échange. Tous ensemble. Et c’est super. Parce qu’on loue. On questionne. On critique. On vit, quoi, autour d’une passion, le vin.

D’un autre côté, on retrouve des clients de toujours et d’autres d’hier à peine, on discute des millésimes que certaines connaissent aussi bien que nous, on mesure, un sourire aux lèvres, le chemin parcouru, on papote du niveau des 2017, éblouissants.

Alors, je vais dédier ce billet à Internet, qui permet tout ça, et sans qui – entre bien d’autres choses, bien sûr – le Clos des Fées ne serait pas ce qu’il est, ni ce qu’il est en train de devenir.

Merci de tout cœur aux artisans qui nous ont accompagnés avec leurs produits et leurs personnes.

Merci à vous d’être venus.

 

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