Les vautours planent…


Reçu cette nuit un fax-mailing d’un négociant en vin du doux nom de DEPOT STOCK. Au delà de la poésie que ce nom inspire, je vous en livre les meilleurs passages :

« Spécialisés dans le déstockage de vin, nous achetons des lots importants de toutes qualités…/… Nous achetons uniquement des lots en CRD, destinés à être revendus en France, en solderie et dans de petites épiceries de quartier…/… Nos prix d’achat ne peuvent dépasser 0,80 euros, nous privilégions le commerce de masse…/… Nous attendons votre proposition ».

Oui, vous avez bien lus, 80 centimes d’euro MAXIMUM (sous entendu, on cherche moins cher). 5.24 de nos francs disparus. S’il l’on enlève la bouteille, la capsule, le bouchon, l’étiquette, la mise en bouteille, le carton et la palette, on peut se poser légitimement quelques questions :

1/ Que reste t’il pour que le vigneron vive ? Quels rendements et quelles compromissions doit-il faire pour ce glisser dans un tel moule ?

2/ Quel intêrêt a t’il de continuer à travailler la vigne ?

3/ La sécurité alimentaire du consommateur est-elle, à ce prix, vraiment garantie ?

4/ Où peut on se procurer une vidéo de la grimace que le consommateur va faire après une gorgée d’un tel nectar ?

Enfin, on ne peut que faire une terrible constatation : en 2005, beaucoup de Français acceptent de payer plus cher leur eau minérale que leur vin.

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