Vendanges 2021 – Jour 5 – Déjouer l’algorithme


Je ne sais pas vous mais l’algorithme de Google me rend fou. Bon, moi, Google, c’est mes potes, quelque part. On a commencé ensemble, Larry, Serguey et moi, en septembre 1998, dans nos garages respectifs, eux à Palo Alto, moi à Vingrau. Je leur dois beaucoup, le Clos des Fées leur doit beaucoup, parce que, disons le, grâce à internet, nous avons globalement réalisé quelque chose qui demandait avant trois générations…

Je cite volontiers cette anecdote, véridique (que je faisais mes premières vendanges quand ils créaient véritablement Google en ayant levé un million de dollars et moi avec 5 000), ce qui me permet de relativiser l’enthousiasme des gens sur «ma» «réussite». Eux, ils ont réussi. Moi, je bricole toujours. En même temps, moi sur un yacht, Sempé aurait matière à un sacré dessin et il aurait bien raison de me moquer. Sauf si on parle du «yacht» commercialisé par Jeff Bezos pendant qu’il s’en commandait un pour lui à 500 millions, avec un autre petit pour ses jouets. Le monde est fou, on va tous disparaitre. Raison de plus de boire bon avant l’extinction.

La goutte a tout fait déborder cet été, quand j’ai cherché un tapis. Je l’ai trouvé, je l’ai acheté et pendant deux semaines j’ai été envahi de pub pour des tapis à la c.. qui dégueulaient de toutes les pages que je surfais. Insupportable. D’autant qu’après j’ai acheté un Rice Cooker… Donc, après moultes recherches, j’ai trouvé comment m’entendre avec lui. Je surfe de temps en temps sur le site d’Aubade, ou de Glamuse, et je me fais deux trois paniers virtuels. Du coup, pendant les vendanges, j’ai des images sympas et des propositions alléchantes. Ça me détend. Merci Aubade et son «lever de rideaux», «promesse d’innombrables plaisirs», un peu comme mes vins en fait. Ou Dita Von Teese à laquelle je pensais l’autre matin en formant une petite équipe à l’effeuillage.

Tiens, je vais peut-être me revoir un morceau ou deux de «Burlesque», dimanche, et me dandiner sur du Christina Aguilera, so «clichééééeee». «Je prierai pour que mes vins vieillissent aussi bien que Cher» est une phrase que j’ai toujours rêvé de placer, dans ce roman que je n’écrirai jamais….

Le temps a résolument changé, on a perdu 10° et si dans la plaine les raisins sont déjà presque trop mûrs, là haut, là où personne ne va plus, au bout de la vallée nord, la véraison sur le Carignan n’est… pas tout à fait terminée. Il est temps de préparer les vignes pour le mauvais temps, de les dévoiler à la caresse du soleil doux et caressant de la fin d’été, mon préféré.

Sur les gobelets, il n’y a pas à proprement parler de bon et de mauvais côté, il y en autant qu’on veut et on peut s’adapter à la course du soleil. On peut tourner autour mais, en fait, il vaux mieux se mettre au dessus, se pencher et démarrer du centre. Céline maitrise.

On enlève deux ou trois entre-cœur, la feuille au début du sarment qui de toute façon va sécher. On ne fait finalement que reproduire ce que la nature ferait en année «parfaite». On l’aide un peu, sans la brusquer, dans la direction où elle va parfois, on l’espère, celle du grand vin.

Avant, après, sur un carignan.

Avant, après, sur un cabernet-franc en gobelet.

On voit combien il est important, en climat méditerranéen de n’inviter le soleil que sur la fin des maturités. Et combien alors le gobelet, sur un cépage à port dressé comme sur un cépage à port retombant est un système parfait.

P.S. : Glamuse fait aussi de la lingerie pour homme. Donc, c’est ouvert à tous.

Ce que j’écoute, au jour le jour, pendant les vendanges. Mais pas tous les jours. Il est temps d’accélérer un peu avec les cousins Alric… « Ce qui nous intéresse avant tout, c’est la vie. L’amour, la jeunesse et la folie ». Va y cousin, on y est…

Un commentaire

  • Julien
    03/09/2021 at 8:17

    Bonjour,

    Merci pour ce moment de rigolade au petit déjeuner, je vais mettre en pratique votre astuce afin d’avoir des pub plus sympa !

    Bonne continuation

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