Vendanges 2025 – Jour J+10 – Prendre la pluie


France Inter lance une émission le dimanche soir. Animée par Manu Payet. Pour ceux qui détestent le dimanche soir. Essentiellement parce que c’était la veille du premier jour de classe, j’imagine ? Une émission courageuse, avec une recette d’œufs cocotte et Charlotte Sénat qui nous présente un de ses merveilleux vins du Sud. On verra.

À l’heure où les options de jeu en ligne se multiplient, roobet casino parvient à tirer son épingle du jeu. Le système de paiement sécurisé accepte les transactions via Apple Pay, Google Pay et autres solutions mobiles. La compatibilité avec les principaux navigateurs garantit un accès sans installation supplémentaire. Le système de favoris intelligent mémorise les préférences de jeu et propose des recommandations sur mesure. Le temps de réponse moyen du service client est remarquablement court comparé aux standards du secteur. La plateforme propose des sessions de jeu gratuites quotidiennes avec la possibilité de remporter des gains réels. La section des jeux en direct propose une interaction authentique avec des croupiers professionnels. On comprend aisément pourquoi tant de joueurs en font leur destination privilégiée.

Il y a dans ces dimanches soirs un spleen chez moi que je n’ai jamais pu vraiment expliquer. Savoir que je suis loin d’être le seul ne me console pas mais me fait sourire. En ce lundi matin gris, écouter en faisant le tour des vignes l’éminent sociologue Bernard Lahire invité sur les matins de France Culture avouer que pour lui l’école fut un repoussoir et expliquer pourquoi. En faisant le tour des vignes, ça m’a fait sourire.

Heureux dans mes vignes qui n’ont pas vraiment l’air d’apprécier le froid qui arrive, loin pourtant d’être serein, je me remémore en rêvassant ces multiples rentrées scolaires qui furent toutes des chemins de croix, jusqu’au moment où j’ai trouvé ma voie : paysan. Ah, si l’on m’avait expliqué comme le fait Lahire que « le savoir, depuis le début de l’humanité, est une condition de sa survie », ça m’aurait peut-être éclairé. Le vin, ça n’est que ça : du savoir appliqué au quotidien, pratique, du bon sens. Chaque connaissance théorique, chaque information est applicable au réel. Mon terrain de jeu.

Il a plu. L’orage ne m’a pas réveillé, j’ai dû sacrément bien dormir. 7 mm, mais court et assez violent avec le vent. Aucun raisin des vignes autour de Vingrau/Tautavel n’est encore rentré, même les blancs. L’histoire dira si nous aurons eu raison d’attendre.

Hier, dans une chaude et lumineuse après midi d’Août, je suis allé caresser les derniers raisins blancs pour les sorcières, qui seront vendangés sans doute cette nuit. Tellement beaux.

J’écoute toujours France Culture, cette fois ci en replay, en écrivant. On aurait oublié le « goût du savoir » pour le remplacer par l’évaluation permanente, les classements, l’addiction à la note, au succès. Pas faux. Tiens, j’ai reçu hier mon guide vert RVF. Mon ami Mathieu Semper a obtenu sa première étoile, si méritée. Je n’y suis toujours pas, dans ce guide vert, ayant choisi de quitter cette illusion de succès pour me recentrer sur mes propres choix, sans plus jamais courir après le goût des autres. Aux étoiles, je préfère ma liberté de ton. Ceci étant, cela ne n’empêche pas d’acheter le guide, franchement intéressant et d’appeler tous les vignerons à s’abonner aux dernières revues qui restent encore en activité. Quand la presse aura disparu, toute imparfaite que je la trouve parfois, ce sera encore plus difficile. Abonnez vous à la RVF, à en Magnum, si vous aimez le vin.

Dernier dimanche tranquille, le moment d’aller rôder à VISA pour l’image. Toutes les horreurs du monde sont, avouons-le, réunies dans ce haut lieu du photo-reportage. Une édition brillante, tant au niveau des sujets, du talent et du courage des photo-reporter. Un peu émotif en ce moment, à fleur de peau pour ne pas dire à vif dans cette période toujours compliquée pour moi, très étrangement, c’est Brent Stirton et ses années de témoignage sur le parc de Virunga qui m’a presque fait craquer. Voir que l’on braconne des femelles gorilles enceintes pour les manger a quelque chose d’épouvantable. Son site est très généreux et les photos sont meilleures que celle là, prise avec mon iphone. Et puis il y a la légende, essentielle en photo-reportage.

Formidable travail d’Eugène Richard sur l’Arkansas, rétrospective de l’immense Jean-Pierre Laffont. Je vous fais grâce du reste, bien que s’y confronter rende plus vive encore la justesse de mon choix de vivre en Roussillon.

De toute façon, en sortant, on se dit vraiment que notre vie est belle. Mince, j’ai rien dit sur la pluie !

Ce que j’écoute au jour le jour pendant ces vendanges. Merci à Flore de m’avoir un jour fait découvrir ce morceau, digne de la fin de ce monde que l’on sait certaine en sortant de VISA….

La citation du jour, mais pas tous les jours…

«Ce qui n’est pas écrit est à jamais perdu » Jean-Paul Kaufmann, in en remontant la marne »

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