Vendanges 2026 – Jour J+8 – Jouer à la tourniquette
Ne me demandez pas d’où vient cette expression, je viens de l’inventer. L’inconscient est quand même fou, alors même que j’écris le mot tourniquette me revient en mémoire le souvenir cuisant d’une chute de tourniquet, là bas, sur le haut du val Saint-André, en une époque qui n’était pas vraiment à la protection des enfants, mais bien à leur proposer l’école de la vraie vie rapidement, et dont la peau de mes mains se rappelle, tant elle fut raclée par le gravier de la chute. Et, tu as recommencé ? Ben non, j’avais appris la leçon. Une autre époque.
Pas de tourniquet au Clos des Fées, mais un système d’encuvage/décuvage à l’aide d’une tête rotative pour des cuves bois. J’en ai eu l’idée, je l’ai mise au point avec la foudrerie Rousseau qui a joué le jeu et cite le domaine quand il vend le système, simple et efficace. Des gens bien. Tout cela me rend très fier, ce qui n’est pas facile, moi qui ai toujours rêvé d’inventer le tire-croc. Facilité d’usage, qualité de l’opération, économie de fatigue, ce système a tout pour lui. Les cuves, hein, pas le tire-croc. Saviez-vous au fait que le tire-croc, aussi appelé « puisette à cornichon » et/ou « ascenseur à cornichons réglable en hauteur », a fait l’objet d’une féroce bataille pour définir qui en était l’inventeur ? Passez, un soir, à la veillée, on cassera des amandes et je vous raconterai cette formidable aventure…
Bref, revenons à nos p’tites cuves de 1000 litres, idéales pour faire des sélections. On y met quelque chose comme 800 kg de raisin, de quoi chercher à comprendre où, dans les parcelles, faire des sélections, vendanger tôt ou tard, cuver, piger ou pas, bref, un boulot de cistercien, je vous dis pas…
Vous vous souvenez, c’est simple à remplir.
Simple à écouler, puis simple à transporter. Bon, vaut mieux avoir le bon chariot. Celui-ci a servi pour les Jeux Olympiques, hein, c’est pas n’importe quoi. Il y en avait tellement ensuite en stock qu’on a eu un super prix. Vu ce qu’on s’en sert, il va nous faire cinquante ans…
Simple à retourner, ici dans un bucket de pressoir vertical champenois.
Et puis simple à presser. Enfin, faut avoir le bon pressoir vertical. Et pour le vertical, pas mieux qu’un Coquard. Allez, le voilà, en situation.
En séparant bien coule, goutte, P1 à P8, en goûtant bien à chaque fois. C’est top, impossible de faire ça avec un pressoir pneumatique. Ou du moins, je ne sais pas le faire.
Bon, désolé, je sais, la photo est pourrie, les verres dégueulasses, c’est la vraie vie, pas un truc léché par une agence de com. Simple à laver (les cuves, les verres, on sait), à l’eau chaude, bien sûr, pour bien désinfecter.
Pinots tous décuvés avant le week-end, on sera prêt pour les choses sérieuses. C’est magnifique, hein, Mélodie ?
Ce que j’écoute au jour le jour, souvent par pur hasard. ICI sur Deezer. ICI sur Spotify. ICI sur Youtube.
La citation du jour, mais pas tous les jours : « Rien de ce qui est bien fait ne se fait aisément » Constance de Théis, princesse de Salm-Dyck (1767-1845)






Toujours passionnant et surprenant ce journal des vendanges , et Mélody en bouquet final, j’aime beaucoup cette artiste, à quand une cuvée spéciale « c’est Magnifique »? Je suis sur qu’elle serait ravie d’être la marraine !
Ne lâchez rien, que la Force….
La continuité de ce précieux blog, est renforcée en 2026.
À contre courant des difficultés climatiques,
L’organisation du célèbre Clos à Vingrau, habituellement dévolue à un Vigneron/Conteur, est régie désormais par un « Maître » entouré de Cisterciens …
Espérons qu’à Lagrasse toute proche et désormais sous la règle Augustine, ils n’y voient pas concurrence laborieuse.
Bravo et Courage.
Amitiés
William