Le temps des cadeaux


Je ne sais pas vous, mais pour ma part, je suis en train de prendre en horreur tous ces « vœux virtuels », qui depuis quelques jours, inondent ma boite mail.

Un texte copié collé, si possible en plusieurs langues, histoire de faire international, un peu de couleur, un smiley avec un bonnet rouge, une photo prise à la va vite, on jette tout cela dans sa maiing list et on va réveillonner, la conscience tranquille : on a « envoyé ses vœux ». Plus de carte, plus d’écrits, plus de stylo à encre, plus de vrais souhaits, en dur, écrits à la main et mis dans sa boite aux lettres par des mains humaines.

A qui ? Pour souhaiter quoi ? Ceux qui les envoient et en reçoivent le savent pourtant bien : le-dit mail se retrouve dans une avalanche de messages reçus ce jour là, plus ou moins identiques et impersonnels. Le plus drôle, ou le plus triste, au choix, c’est qu’ils se retrouvent au milieu de ceux des sites marchands et de ceux des robots spammeur qui, en ce moment, se targuent aussi de vous souhaiter une bonne année : acheter une fausse montre, du viagra pas cher par boîte de 500 ou augmenter la taille de son pénis, le père noël est vraiment à toutes les sauces… Selon le sens, le bonnet à poil change simplement d’endroit ;-).

On n’arrête pas le progrès. Certes. Mais on peut quand même lutter.

J’ai devant moi un petit booklet que nous avons édité pour fêter la sortie du millésime 2006 de Walden. Nous l’avons offert aux acheteurs de Walden, chez Auchan, en Septembre. Il ferait, j’y pense ce matin, une jolie carte de vœux, 16 (petites) pages pleines de sens, d’amour de la nature, saupoudrées d’un brin de cette sagesse qu’on apprend dans les bois, quand on travaille de ses mains.

Je ne sais pas trop dans quoi je me lance, mais ce n’est pas tous les jours Noël, après tout.

Alors, si toi aussi, lecteur, tu veux recevoir une vraie carte de vœux, il te suffit de me laisser ton adresse ICI.

Joyeux Noël à tous. Merci de me lire. Hervé

P.S. : bon, comme c’est Noël et que je n’ai pas trop envie de commentaires sarcastiques ou vengeurs, je vais faire mon auto-critique tout seul :

– Je sais, j’aurais pu faire un formulaire spécial. Mais il faut que je cuisine une grand partie de la journée, si vous voyez ce que je veux dire…

– Non, je n’ai pas de honte de travailler avec Auchan pour la diffusion de Walden, plutôt beaucoup de reconnaissance pour cette collaboration où tout le monde est gagnant, surtout le consommateur puisque Auchan vend, à quelques centimes près, à prix coutant.

– Je ne garderai aucune adresse si vous ne cochez pas la case adéquate. Ce cadeau est purement gratuit. Il n’est pas destiné à me constituer à bon compte un fichier clients. Mais je sais que de toute façon, certains ne me croiront pas. Même à Noël.

– Ou j’ai beaucoup de booklet, ou pas beaucoup de lecteurs. Les deux, mon Général. Quand je n’aurais plus de l’un, ou de  l’autre, j’arrêterai.

Laisser un commentaire

Abonnement

Archives