Suis-je à maturité ?


Bon, moi oui, c’est évident ;-). Sauf pour les très jeunes lecteurs de ce blog (y’a en t’il, d’ailleurs ;-) pour qui j’ai depuis longtemps dépassé ce stade ;-).

Mais mes raisins, eux, le sont-ils ?

Difficile question. Encore plus difficile réponse.

Dans combien de temps seront-ils mûrs ? Dans un certain temps, dirait Fernand Raynaud, référence plus sûre, à la portée sans doute des lecteurs, matures eux aussi, de ce blog ;-). Tout dépend des terroirs et bien sûr de ce que l’on veut faire. Et des risques que l’on est prêt à prendre. Et des moyens humains et techniques dont on dispose (on l’oublie trop souvent)…

Il est temps de faire appel à l’ami Balthazar, dont les écrits n’ont guère vieillis (merci Mike)…

« Les œuvres de la nature arrivent toujours au point ordinaire de leur perfection ; elles vont toujours en augmentant, jusqu’à ce qu’elles y parviennent ; et puis toujours en diminuant, dès qu’elles y sont parvenues. Au contraire, celles de l’art ne sont presque jamais si parfaites qu’elles ne le puissent encore être davantage. C’est une marque de goût fin de discerner ce qu’il y a d’excellent dans chaque chose ; mais peu de gens en sont capables, et ceux qui le peuvent ne le font pas toujours. Il y a un point de maturité jusque dans les fruits de l’entendement, et il importe de connaitre ce point pour en faire son profit.» Balthazar Gracian

Quel sera le point de maturité idéal cette année ? Vu l’année de rêve sur le plan climatique, je peux, je veux et je vais l’atteindre, c’est certain. Mais vue la petite averse de jeudi soir, formidablement bénéfique, et la semaine de tramontane qui bat son plein, ne vais-je pas la dépasser, alors que tout s’emballe ?

Voilà qui me préoccupe en ce dimanche après-midi… Bon, j’arrive à la fin de ce billet, et je me rends compte que je ne suis pas prêt de décider… Pourtant, je le sais, c’est en partie aujourd’hui que tout se joue, que le nœud se noue, que je dois décider où nous vendangerons cette semaine. Et si je me trompais ? Brrrr, que je n’aime pas ces moments…

P.S. : lundi, début de la récolte des olives. En plus des vendanges. Si c’était simple, ça ne serait pas drôle ;-)

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