Carpaccio de tomates où les délices de la créativité


Vu l’autre jour en zappant un peu un sujet sur les tomates.

Bon, j’ai un peu honte, je n’ai pas regardé en totalité. Ca avait l’air intéressant. Disons que je savais à peu près tout ce qui se disait, ayant beaucoup écrit sur le sujet. Et puis pas besoin de la télé pour me rendre compte que les « coeur de boeuf » vendues en hyper n’en sont pas.

Envie de crier contre les producteurs, complices de la distribution, sous les yeux d’un gouvernement à la solde des semenciers qui profitent d’une loi datant de Vichy sous le regard de la répression des fraudes qui s’en bat l’oeil. Et puis, non, après tout, à quoi bon.

Le reportage était bien, j’ai tenté de vous le retrouver mais je n’ai pas réussi. On se demande pourquoi un documentaire France 5 n’est pas visible, mais passons. C’était ICI.

Bref, au milieu du reportage, voici l’ami Alain Passard et son œil malicieux. Bon, je dis « l’Ami », mais je ne le connais pas plus que ça. Je l’ai croisé, il y a trente ans, je lui ai vendu à prix coutant quelques Moulines et  Landonne de la cave de mon restaurant de l’époque, le défunt « Gourmet’s », place Dauphine, Paris, afin qu’il ait, le jour de l’ouverture, quelques bouteilles dignes de ce nom. Il a fait son chemin, j’ai une grande admiration pour lui et, comme beaucoup d’entres nous, je rêve d’aller manger chez lui. Un jour.

Bref, le bel Alain raconte son potager et je le vois découper une grosse tomate d’une drôle de façon : il lui a fait une base d’un coup de couteau, l’a mise verticale et débite des tranches translucides comme on le ferait d’un beau jambon de Parme. « Un peu de fleur de sel, de la bonne huile d’olive, c’est une de nos spécialités » annonce t’il de l’air de l’homme heureux qui a un grand et beau potager.

Cela a aiguisé ma curiosité… Se pourrait il que couper la tomate comme ça change la donne ? Ce serait si simple, la vie ?

Et bien la réponse est…oui. Je vous ai fait des photos de mon premier essai, depuis, je me suis amélioré. Attention, il faut un couteau à jambon qui coupe comme un rasoir et un beau coup de main. Mais le résultat est éblouissant, vraiment et met la tomate en valeur. Si comme le disait Yves Saint Laurent, il ne faut pour qu’une femme soit belle qu’une petite robe noire, une paire d’escarpin et un homme qui l’aime, et bien à la tomate, pour la transcender, il ne faut qu’un peu de sel, d’huile, un couteau et tout le GENIE d’Alain Passard.

Bon, soyons clair, la tomate doit être belle, grosse, de pleine terre et mûre à point. Mais pour moi qui ait toujours rêvé de changer le monde avec une invention toute bête (du genre le tire-croq ou le coton tige) et bien j’avoue avoir une admiration sans faille pour ce genre de créateur.

Bravo Alain et surtout merci. A vos tomates. Comptez une belle assiette par personne, ce genre de plat est individuel.

Et merci à Mike pour la table, la piscine, les cigales et un peu de Giono du côté de Manosque 😉

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